Interview de Ben
L'essentiel: Vous étiez tous auparavant des membres d'autres groupes, vous, vous étiez le chanteur de Kyo. Comment le groupe Empyr s'est-il alors créé?
Benoît: On se connaissait déjà parce qu'on a fait des concerts ensemble. Au départ, Empyr était un projet entre amis, juste pour faire de la musique. On avait l'impression de jouer depuis cinq ou dix ans ensemble. Nous avons eu tout de suite une affinité artistique. C'est devenu plus sérieux au moment où nous avons commencé à enregistrer. Avec Empyr, nous pouvons faire une musique que nous n'aurions pas pu faire avec nos groupes respectifs.
Le premier album d'Empyr était très attendu. Avez-vous ressenti une certaine pression avant sa sortie?
Le but avec Empyr était de ne pas sentir de pression parce qu'avec les groupes précédents, on la sentait beaucoup. J'en suis sorti mentalement et physiquement épuisé. Avec Empyr, on voulait simplement faire de la musique. Aujourd'hui, je sens de la pression mais pas trop. Mais il est clair que tout le monde a des attentes, pour les ventes par exemple.
Qu'est-ce que ça change pour vous ce nouveau groupe?
Avec Kyo, nous avons joué dix ans ensemble et vendu beaucoup de disques. Il y avait une pression importante. J'avais besoin de passer à autre chose. Aujourd'hui, je retrouve des sensations d'être sur scène dans des salles plus petites. Le public est plus proche. Nous partons en tournée comme des enfants. Nous sommes super excités.
Comment les autres membres de Kyo, excepté Florian qui est également membre d'Empyr, ont-ils réagi à votre départ?
Bien, parce qu'ils ressentaient la même chose. Mais nous ferons un quatrième album avec Kyo, a priori dans les trois ans à venir, après le second album d'Empyr.
Vos fans sont-ils les mêmes que ceux de Kyo?
C'est la question que nous nous sommes tous posée au début. C'est un mélange de nouveaux et d'anciens fans. Il y a une certaine curiosité de la part des gens. Ils sont très attentifs. Certains sont déçus parce que nous chantons en anglais ce qui est assez rare pour un groupe rock français. Les gens participent aujourd'hui beaucoup plus d'ailleurs qu'avant la sortie de notre album où nous étions déjà partis en tournée. Dans les salles, ça marche de mieux en mieux et nous nous améliorons aussi.
Chantez-vous en anglais pour pouvoir jouer au-delà des frontières françaises?
Nous avons envie de nous adresser à tous les publics. Nous adorons voyager et rencontrer de nouvelles cultures. Nous avons déjà fait plusieurs concerts en République tchèque et en Espagne. En novembre, nous serons en Allemagne, Autriche et Europe de l'Est. Il semble que le public apprécie la musique rock là-bas. Notre album est aussi sorti en Australie et au Japon. Nous aimerions bien y aller aussi.
Pensez-vous déjà au prochain album?
On essayera de l'enregistrer l'été prochain. Si possible, il sortira fin 2009. Mais nous travaillons déjà sur les nouvelles chansons et en jouerons trois inédites pour les concerts. C'est un processus permanent.
Recueilli par Kerstin Smirr